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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:51

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Rapportu murale di u presidente

Nous voilà réunis pour acter la 40 eme AG de l’ADECEC

La grande dame a maintenant 40 ans. A 40 ans on n’est guère vieux. On commence à être sage.

Un 19 dicembre 1970 Antone Dumenicu Monti è qualch’amici anu decisu di fundà un associu ch’elli chjamonu ADECEC.  31 persone in una stanza di u cullegiu du Cervioni, un piccul’uffiziu è una grande vuluntà. C’era in giru à u presidente fundatore,  Antone Dumenicu Monti, Dumenicu Mosca, Ghjiseppu Leoni, Leon Ferrari,  Matteu Ferrari, Francecscu Giraldi, è Michele Bellagamba, tutti o quasi maestri o prufessori di scola.

Un vi faraghju micca e minute di l’ADECEC, ma ghjustu à chjassu, i fatti chì mi parenu à me maiò.

In u 1975, apertura di u museu, duie pezze senza pretenzione è in u 1990 u museu passa à 14 salle. L’ADECEC avia 20 anni.

In u 1982, prove nantu a radio, ci crediamu in tempu di guerra : « state assente A voce Nustrale chì trasmette da Cervioni in Corsica nantu à 101,2 mHz. In fatti è nostre sperenze casconu prestu. U nostru emmetore di 25 watts, cù l’antenna nant’à u tettu ghjunghjia ghjustu in Prunete.

In u 1982 creazione di INFCOR incù strazzi per u finanzamentu malgradu un accunssentu generale. Poi ci mettinu, trappule nantu trappule. Ghjera l’ora di una publicazione di A.-D. Monti : « Heurs et malheurs du projet INFCOR ». Ma, fù decisu di mette in ballu a banca incù l’accunssentu di tutti, mi ricordu sempre di un dopu mezziornu piuvicinoghju inde a scola di u secondariu. A decizione di prussegue cù mezzi propii si febbe à l’unanimità. Ma, Antone dumenicu Monti sappia bè chì cusi, à callu, tuttu và bé, ma dopu… Tuttu stu mondu participò ; ma incù pocu fruttu. E a seguita qualchi tempu dopu fù pigliata à core da Ghjiseppu Leoni chì ha sacrificatu parechj’anni di a so ritirata per custruì INFCOR. E, ci travaglia sempre.

Se posait alors le problème des accents sur les i et les u que l’on ne pouvait réaliser sur le MINITEL. Nous avons trouvé des tas d’astuces comme par exemple la configuration du clavier dès que l’on raccordait sur la banque, ou un soft qui interprétait les touches et même l’abandon des minuscules. Beaucoup de travail de recherche inutile, nous avions oublié que les choses se font et que l’on ne fait pas les choses. Du moins dans une certaine mesure et dans certains domaines.

Et la fée internet est arrivé avec la mise en réseau de la banque qui s’est faite tout naturellement après avoir longuement patiné avec cet obscur objet nommé MINITEL qui avait pour particularité de ne trouver que ce que l’on cherchait. Une aberration à « i ghjorni d’oghje ». Je me rappelle que pour convaincre l’assemblée, lors d’une AG de l’association, avoir porté un petit programme de recherche INFCOR sur un petit ORIC ATMOS. Puis plus tard avec Eric Ferrari on a construit une application sur PC et ce fût le début de la professionnalisation. Les choses alors sont allées très vite et nous nous sommes adaptés aux méthodes modernes de communication avant l’heure. Mais chaque étape, chaque petite progression avait son importance, nous réinventions la roue à souhait et à volonté. Souvent la lumière brillait tard à l’ADECEC, mais la réussite était à ce prix.

Parallèlement la radio suivait son cours avec ses émissions phares de E Chjame à la retransmission des rencontres de football en langue corse. On disait alors qu’à la radio, le français n’était pas interdit. Sans aucun esprit politique, car si l’esprit politique obéissait au trois règles  du quoi, du comment et du pourquoi, nous avions délaissé le pourquoi pour se tenir dans le cadre exclusivement culturel de l’association.

En 1998 nous présentions à Bastia chez MIC, le concessionnaire MAC de l’époque, le site web de l’ADECEC, que j’avais réalisé en quelques jours sur un programme infâme, m’attirant alors la raillerie des professionnels et les félicitations des admirateurs. Les railleries ne durèrent pas longtemps car nous eurent bientôt et nous avons toujours le site le plus complet de langue et culture corses, grâce à tous les travaux mis en ligne.

Vi aghju dà cità a creazione di u PAM, di tant’affari fatti, è assai nanzu a messa in corsu di i carrughji di Cervioni, ripigliati in u mondu sanu incù issa scrittura nantu à tutte e tupugrafie muderne, GPS et altri ernesi.

Avà INFCOR ghje nantu l’IFONU cum’e vo pudite vere daretu à me. Etrangeté des choses de la vie, la première présentation internet de l’ADECEC a eu lieu chez MIC (APPLE) Bastia, la première application portable de la banque a été portée à la source de APPLE sur IPHONE, IPOD et IPAD.

Les fleurs tout un chacun se les broute, l’avenir est dans le pré.

Vi prisentu stu ristrettu senza rispettu di a crunulugia, cum’ella vene. A oziu. Un ghje stata sempre facile a vita di l’assocciu, u penseru c’era notte è ghjornu, aviamu prestu sceltu u più pussibule è vie autumatiche per fà gira à radiu, tutte cumbricule per circà di mettesi in paru à i grandi, è… Ci ghjunghjiamu. U telefonu per e chjame era un’opera di realizazione, fatta à pezzi indè un bancalaru è u restu à l’Adecec. Aviamu un sistemu HOME MADE, cum’è lu si dice, per assicurà a trasmissione musicale a notte. Ogni tantu si piantatava. Ma… ùn ci hè statu una notte senza musica è canzone… Innò. Stavamu assente, pronti à intervene.

Ci era a fede. E’ c’hè sempre, in un altra manera, un altru cuncetu, ma c’hè.

Allora è aghju finitu, doit-on à présent se vautrer dans nos lauriers et s’autosatifaire sans aucune prise de risque en épelant nos réalisations sur tous les tons. Doit on savourer le chemin parcouru en se disant, n’avimu fattu abbastanza.

Je répond, sûrement pas. Nous avons obtenu la confiance des financeurs, nous n’allons pas les décevoir.

Nous avons une dure et pénible étape à réaliser : la mise en fichier électronique de tous les documents présents à l’ADECEC, des conférences à certaines émissions radio, tout doit être écouté, numérisé, répertorié, classé. Nous espérons mettre en place ce programme dès cette année, et surtout nous devons continuer à réaliser nos infos sur internet, à la radio, en privilégiant la langue corse. Nous devons continuer à faire vivre l’ADECEC, qui et nous y voilà, malgré les crises financières qui ont sévi, on arrive quand même à suivre notre petit bonhomme de chemin. Je vous avais annoncé des coupes dans le personnel, on les a retardées le plus possible, hélas elles auront lieu tantôt. La survie de l’association et sa prospérité est à ce prix.

Une petite chose, vous allez recevoir dans une quinzaine de jours un questionnaire afin que l’on puisse partager la gestion de l’ADECEC. Vous allez répondre, pas stricto senso aux questions, mais comme vous le voulez, comme vous le sentez, avec un petit texte, il s’agit de peser sur les orientations de l’ADECEC. Vos propositions seront examinées et discutées. Ensuite la grande réflexion du conseil d’administration aura lieu le samedi 5 mars à 10h et le résultat s’il le mérite vous sera communiqué. SVP, laissez votre mail au secrétariat, si ce n’est déjà fait.

Laissez moi vous citer Etienne de La Boetie. 1549. Il n’avait que 18 ans: « Quelle condition est plus misérable que celle de vivre ainsi, n'ayant rien à soi et tenant d'un autre son aise, sa liberté, son corps et sa vie! Et il me permettra d’ y ajouter, son corps, sa vie et sa langue »

 

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